vendredi 16 février 2018

Journée d'initiation à la greffe - dimanche 18 mars





JOURNEE D'INITIATION A LA GREFFE DE FRUITIERS
Dimanche 18 mars de 9h à 16h au jardin associatif 
(Pertuis, 84)
Tarif : 20 euros + adhésion libre
Pré-inscription par mail nécessaire
: cielouvertpertuis@gmail.com

S'initier à des techniques de greffe avec un pépiniériste de la région, Edouard Alasseur, de la pépinière Tutti Frutti à La Tour d'Aigues (pepinieretuttifrutti@gmail.com).

Programme :
Matin : présentation de la greffe : pourquoi greffer ?, un peu de physiologie végétale, les affinités (botanique), le matériel, les types de greffes, les périodes propices ; puis démonstration sur fruitiers sauvages.
Midi : auberge espagnole, chacun.e apporte un petit quelque chose à partager.
Après-midi : s'essayer à la pratique !
Les participant.e.s grefferont eux-mêmes 3 porte-greffes chacun.e et repartiront avec, pour les planter chez eux ou les rempoter et les offrir.

Tarif : 20 euros  + l'adhésion à l'association Ciel-ou-vert, pour un montant annuel libre, est nécessaire, pour des questions d'assurance, et pour nous encourager !
Pour toute question n'hésitez pas à nous contacter : cielouvertpertuis@gmail.com.
Les places étant limitées, la réservation se fait par mail, en nous communiquant le nom, prénom, adresse mail et numéro de téléphone de chaque inscrit.e.

Info à partager sans modération, merci !


vendredi 9 février 2018

Retour sur le rendez-vous des Incroyables Comestibles à Pertuis de ce samedi 3 février


Nous nous sommes donnés rendez-vous à 10h au jardin des Halles.

Nous avons semé fèves, petits pois, pois chiches, bulbes d'ail. Et profité du compost de légumes du magasin pour mettre en place une nouvelle zone de culture.

Merci aux participant.e.s, par ordre alphabétique : Camille, Chloé, Emilie, Fanny, Guillaume (et sa paille, trop chouette !), Iseut, Magali, Les Halles Bio et voisin.e.s. Merci à Jocelyne Thomas de La Provence d'être passée nous voir au Setti. Son article est disponible sur le site du journal ici.


Et les enfants en force ! Adriel, Anne, Antéo, Chloé, Lisette, Naya, Océane, Pierre, Prune, Sacha, Saandéa, Suzanne.


Sans oublier celles et ceux qui sont passés nous voir, de Mirabeau, de Meyrargues - où un projet Incroyables Comestibles va peut-être redémarrer... on espère !

Le midi, au spot du Setti de Barba, nous avons partagé un pique-nique au soleil, puis resemé fèves et petits pois dans la zone.  Merci à Fanny de nous avoir rejoints et filé un coup de main de bon coeur ! On attend des renforts au Setti la prochaine fois, quand il fera meilleur. Ca vous dit ?!


Nous avons fait aussi un début de paillage au jardin du Setti où l'herbe s'est gentiment installée dans la zone, et nous recherchons toujours de la paille ou du broyat, avis !



Quelques kits de graines reproductibles à semer cette année ont été distribués. Il en reste quelques-uns, pour de prochaines rencontres donc.



A bientôt !


vendredi 26 janvier 2018

Les Incroyables Comestibles à Pertuis





Le groupe Incroyables Comestibles de Pertuis est né de plusieurs rencontres de personnes qui ont eu lieu au début de l'année 2017. (Pour retrouver tous les articles sur les Incroyables comestibles c'est ici).




Le premier lieu de plantations communes a été accueilli au printemps devant le magasin Les Halles Bio, qui se trouve dans la zone commerciale de Pertuis, non loin du Pont de la Durance. Reconnaissance à toute l'équipe des Halles Bio pour son accueil chaleureux, spontané, sincère et motivé, merci ! Si le coeur vous en dit, allez voir ce qui se passe dans cet Incroyable jardin ;)





Puis, en partenariat avec la mairie de Pertuis, et avec la complicité du service des Espaces verts, nous avons généreusement bénéficié de deux rectangles de plantations dans les espaces de la ville. L'un se situe devant la Chapelle de la Charité, dans le "square des droits de l'enfant", face à La Poste






L'autre se trouve dans le parc du Setti de Barba, entre les jardins familiaux et le chemin qui longe l'Eze.






Le premier espace devant La Charité, qui a fructifié cet été, malgré quelques opérations de piétinement, a été récupéré fin octobre par la mairie pour un autre usage.







Au revoir, petit jardin, on en fera d'autres !





Il reste donc le spot du Setti de Barba à bichonner et transformer en jungle potagère ! Et bien sûr le jardin des Halles !





Des bacs de plantations pour tou.te.s se situent également boulevard Jules Ferry, devant Ingrid Coiffure. Ces bacs sont entretenus par quelques personnes motivées du secteur.





Nous nous sommes retrouvés plusieurs fois au cours de l'année au moment des plantations. Et également lors de la foire organisée par Les Halles Bio le samedi 23 septembre 2017. Immense merci à Anne, l'artiste discrète et colorée du jardin des Halles, qui a embarqué des dizaines d'enfants dans son tourbillon de couleurs.
Grand, grand, grand merci aussi à Réjane, boulangère de Joucques, qui nous a donné beaucoup, beaucoup de plants, faits maison, qui ont pu fructifié cet été !




Chacun.e peut mettre ses propres bacs de plantations pour tou.te.s devant chez elle/lui, s'organiser dans son quartier pour planter ensemble, arroser, récolter... Le groupe bouge tout le temps, comme la vie, des personnes sont parties vers de nouveaux horizons, d'autres arrivent...

Bienvenue aux personnes qui veulent contribuer !


Camille, pour Les Incroyables Comestibles Pertuis.



Bienvenue aux Incroyables planteuses et planteurs,

Des idées à partager, des graines qui trépignent dans vos sachets troués, de la terre à gogo qui nous attend tout autour du goudron qu'on a étalé depuis tant d'années !

Créer de nouveaux espaces, 
Semer là où ils existent déjà, 

Tous ces espaces sont à tou.te.s, 

Opération plantation, seul.e ou en groupe, en attendant les plantations printanières, 
Chic, les fèves, les petits pois, l'ail, qu'on peut encore mettre en terre, 

Chacun.e peut envoyer un appel, même la lune ;)

Le collectif des Incroyables Comestibles, soutenu par l'association Ciel-ou-vert, c'est vous + nous + lui + elle, c'est tout le monde, et puis c'est les voisins qui arrosent, les passants curieux... même celles et ceux qui donnent des petits coups de leurs propres griffes font partie du mouvement !!! Des mots, se rencontrer, simplement, pour expliquer ce que l'on fait, la prochaine fois peut-être viendront-elles/ils planter... ;)

Le principe... c'est de planter ;)... des graines libres et reproductibles, et des panneaux... reproductibles aussi ! (panneaux à imprimer par nos bons soins, à tous, et idéalement, à plastifier, quelques plastifieuses trainent chez les uns, les autres...)




Chaque coin que vous choisissez : et un nouveau coin pour tous ! 
Chacun.e peut proposer un endroit, un jour, 
Chacun.e apporte ce qu'il a dans ses placards, ses graines, sa paille, son broyat, son compost, 
On peut même apporter des trésors qui viennent des jardins des copains !

Aussi, le collectif c'est de temps en temps une réunion, pour croquer, pour parler, s'organiser, chez l'un.e, chez l'autre, qui propose...





On croque toujours un peu plus qu'on ne plante...
On ne croque pas toujours ce qu'on a planté...


Emilie, pour Les Incroyables Comestibles Pertuis.



Alors, nous vous invitons le samedi 3 février prochain :



RENCONTRE - PLANTATIONS INCROYABLES COMESTIBLES
Samedi 3 février 2018 à 10h - devant le magasin Les Halles Bio 
(rue Alain Bajac, zone commerciale de Pertuis
)
Pour toutes et tous, petits et grands !

Les Incroyables Comestibles Pertuis et l'association Ciel-ou-vert invitent petits et grands à semer fèves et petits pois au jardin commun des Halles Bio. Puis nous pique-niquerons au 2e spot Incroyable, dans le parc du Setti de Barba, à côté des jardins familiaux. Jeux coopératifs prévus, et pique-nique partagé, tiré du sac de chacun. 

Au programme aussi : présentation du principe des Incroyables Comestibles et distribution de kits de graines pour celles et ceux qui veulent se lancer à planter pour tous !

Vous pouvez vous munir de vos gants et petits outils, si vous le souhaitez. 

Nous relayons un appel : la terre des zones de culture a un grand besoin de toute matière sèche, de type paille, broyat..., pour être recouverte et protégée.

Info à partager sans modération, merci !


Projection - rencontre du 14 janvier dernier



Le dimanche 14 janvier 2018, nous avons diffusé la webserie "Jardiniers Levez-vous !" de Comunidée à la salle Carignan de Pertuis.
Nous étions une quinzaine d'adultes, plus la moitié d'enfants.

C'est une série de petits films qui est en accès libre en ligne, publiée en 2015, dans le cadre d'une action citoyenne de libération des semences libres et reproductibles. 
Chez Ciel-ou-vert, nous aimons bien ces petits films pour l'enthousiasme qu'ils inspirent. La toile de fond : le jardin, les graines, un jeune homme urbain, "hors-sol" ;) (voir l'épisode 1), qui part à la rencontre d'actions associatives et citoyennes. On y trouve surtout des gens, des humains quoi, et de l'émotion.




Depuis cette démarche de Comunidée, et bien d'autres actions, des avancées sont en cours au niveau de la réglementation européenne. Comme on ne se sent pas, là, la capacité de résumer la complexité de cette réglementation, nous vous invitons à lire cette publication sur Facebook de Comunidée du 23 novembre 2017, qui retranscrit un message de Blanche Margarinos-Rey (avocate de Kokopelli, que l'on voit dans l'une des vidéos).

Après la projection, nous avons proposé de nous rassembler en cercle afin de tou.te.s nous voir, et de partager un mot qui nous vient spontanément sur l'instant.




Nous avons pris un petit temps de questions / réponses, en lien avec la projection, puis nous avons fait un tour de parole, afin que chacun.e puisse se présenter et partager, s'il ou elle le souhaite, son émotion du moment.


Et pour clôturer notre rencontre, nous avons poursuivi les discussions, échanges, nouvelles, rires... autour d'un goûter partagé.

Merci à tou.te.s les participant.e.s.

A bientôt !




lundi 22 janvier 2018

Rencontre - plantations Incroyables Comestibles le 3 février



RENCONTRE - PLANTATIONS INCROYABLES COMESTIBLES
Samedi 3 février 2018 à 10h - devant le magasin Les Halles Bio
(rue Alain Bajac, zone commerciale de Pertuis
)
Pour toutes et tous, petits et grands !

Les Incroyables Comestibles Pertuis et l'association Ciel-ou-vert invitent petits et grands à semer fèves et petits pois au jardin commun des Halles Bio. Puis nous pique-niquerons au 2e spot Incroyable, dans le parc du Setti de Barba, à côté des jardins familiaux. Jeux coopératifs prévus, et pique-nique partagé, tiré du sac de chacun. 

Au programme aussi : présentation du principe des Incroyables Comestibles et distribution de kits de graines pour celles et ceux qui veulent se lancer à planter pour tous !

Vous pouvez vous munir de vos gants et petits outils, si vous le souhaitez. 

Nous relayons un appel : la terre des zones de culture a un grand besoin de toute matière sèche, de type paille, broyat..., pour être recouverte et protégée.

Info à partager sans modération, merci !


lundi 1 janvier 2018

Rencontre - projection le 14 janvier


Nous vous souhaitons une belle année 2018,
et vous invitons à une nouvelle rencontre,
Chaleureusement




RENCONTRE - PROJECTION
Dimanche 14 janvier à 14h - Salle Carignan, avenue de Verdun à Pertuis
(arrière-cour de l'ancien gymnase Verdun)
Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Nous vous proposons de se retrouver pour visionner ensemble une série de petits films "Jardiniers Levez-vous !", dans le fil d'un thème qui nous est cher : le jardin, notre prétexte. La projection sera suivie d'échanges, soutenus par des animations de groupe. Et pour finir, nous partagerons si on le souhaite un goûter sorti du sac de chacun. Si vous avez l'élan de nous offrir un air de guitare ou autre, cela peut être le bon moment pour le faire, avant le prochain !

Info à partager sans modération, merci !


vendredi 15 décembre 2017

Chantier(s) chaux mare !


Un article très détaillé, comme on aurait aimé trouver pour nous faciliter la préparation du chantier. L’essentiel de cette aventure ne se trouve pas dans les mots - peut-être une phrase y fait-elle allusion ici -, cela se vit !


Grande mare sur la terrasse centrale du jardin.



PETIT ÉTAT DES LIEUX


L'association Ciel-ou-vert habite un jardin de particuliers à Pertuis, petite ville au Sud du Luberon. 
Dans les jours et mois à venir, nous voulons de nos mains construire toutes les structures qui permettront de rendre de plus en plus autonome, durable et résilient le système que nous co-dessinons avec la nature pour ce jardin. Sa vocation est de :

- y soutenir la vie, toute la vie, dans sa plus grande diversité. Tout en mariant cet objectif avec le suivant ; 
- obtenir une récolte, de plus en plus abondante, pour satisfaire les besoins essentiels des jardiniers, puis ceux de ceux qui les entourent, avec peu d’apports extérieurs quand on le peut ;  
- accueillir, se rencontrer, échanger, transmettre, créer... 




Cela prend et prendra du temps, le temps juste de ces choses pour se faire… 
Quand-même, il y a quelques “gros cailloux” pour commencer : le système de gestion des eaux, la serre pour les semis, les toilettes sèches pour la fertilisation, un abri d’accueil pour partager, créer, etc.

Et comme nous vivons avec la sécheresse, qui a atteint un nouveau record cette année, quasiment 7 mois sans pluie (qui mouille vraiment), entre avril et novembre, notre première priorité consiste à bricoler le système de l’eau. Le jardin n’a pas de point d’eau, il se situe en colline sèche, la maison sur le terrain est raccordée au réseau de la ville.

Les ressources autonomes en eau du jardin sont :

  • L’eau de pluie : il y a beaucoup de surface en toiture pour récupérer l’eau, mais il ne pleut qu’en automne (normalement - mais qu’est devenue la normalité ?), parfois en hiver et plus ou moins au printemps. Rien en été, au moment où nous en avons le plus besoin. Nous ne pouvons pas beaucoup compter sur cette ressource. Nous souhaitons quand-même augmenter les capacités de récupération et de stockage. Une cuve agricole de 1000L a été mise en place temporairement. L’idée est de construire des cuves plus grandes. 

  • Les eaux grises de la maison sur le terrain, raccordée au réseau d’eau de ville. L’eau des lavabos et douches d’une famille de quatre personnes pourrait largement contribuer à bien arroser le jardin, et ce même en été. Nous voulons l’évacuer dans des cuves de phytoépuration, avant de se jeter dans une grande mare centrale. 


La terrasse basse du jardin,
sous le soleil de fin d'hiver.


La même terrasse,
sous la neige de cet automne.
















POURQUOI DES MARES ?


Le projet, commencé en 2016, est de creuser une mare pour chaque niveau de ce jardin - qui est en pente et composé de trois terrasses.

  • Cela permet de remplir partout son arrosoir sans avoir à monter et descendre.
  • C’est autant de volume de stockage des eaux que génère la maison par ses toitures et évacuations. Mais en plein air et donc soumises à l’évaporation, d’où l'importance de stocker de l’eau en cuve aussi pour renforcer l’approvisionnement. Cette évaporation est malgré tout recherchée pour contribuer à créer des microclimats qui rendront le lieu encore plus favorable à la vie. 
  • Et puis justement, surtout parce que les mares ça grouille de vie. C’est précieux dans un jardin “vivant”. Cela abreuve les insectes, les oiseaux et autres animaux. De nouvelles espèces animales et végétales viennent y habiter. 
Par jardin “vivant”, nous voulons dire que, bien sûr, tout est vivant, mais la végétation non touchée par l’homme est bien plus riche de formes de vies que lorsqu’on y intervient en coupant, élaguant, semant des monocultures, etc. Ce qu’on fait dans un jardin ornemental classique. Dans un jardin où l’objectif est que la vie s’accroisse de plus en plus, on cherche à cohabiter harmonieusement avec le végétal, les champignons, l’animal, le minéral…
Une des premières choses que l’on peut faire, c’est de laisser des espaces délimités où l’on n’intervient pas. On y laisse la végétation et toute autre forme de vie spontanée s’y installer. On laisse les herbes hautes. Cela peut être simplement de petits îlots au milieu d’une pelouse tondue et sur laquelle on circule par exemple (bon, la pelouse à l’anglaise, ici, on oublie !). Simplement en laissant les herbes hautes, on constate très rapidement une explosion de la vie : des nouvelles espèces végétales, animales… se succèdent.
Et lorsqu’il y a un point d’eau, c’est encore plus fou.


Insecte à la magnifique parure (Merci David, pour l'identification en commentaire !),
que nous avons rencontré au jardin,
en laissant pousser la flore spontanée,
en l'occurence des Knauties des champs,
ou Scabieuses des champs.


Par exemple, voyons ce qu’il s’est passé ici.
On a creusé en 2016, une petite mare de moins de 80 cm de profondeur (car on atteint très vite le rocher) sur la restanque, ou terrasse, la plus haute du jardin. On l’a remplie avec l’eau de pluie au printemps et très peu végétalisée par manque de temps à ce moment.
Premier été : la mare est remplie de larves de moustiques (voir un article rédigé pour La Graine Indocile sur quelques rôles des moustiques dans les écosystèmes), les insectes et oiseaux viennent s’y abreuver, on voit quelques libellules… Elle s’évapore beaucoup, il reste un peu d’eau et se remplit de nouveau avec les pluies d’automne. Au printemps, quelques grappes d’oeufs de grenouille sont accrochées au seul petit îlot formé dans la mare. Puis les grenouilles. L’été arrive : nous ne trouvons plus une seule larve de moustique. Que s’est-il passé ?
En à peine un an, sur un petit point d’eau stagnante, très pauvrement agrémenté, la vie a colonisé inévitablement. Quand nous avons vidé cette petite mare cet automne pour en refaire le revêtement (lire plus bas), avant de la laisser tranquille pour un bon moment, nous avons trouvé des dizaines de larves de libellule ! Comme d’autres animaux, celles-ci se sont bien nourries des cadeaux laissés par maman moustique. Les libellules peuvent vivre plusieurs années à l’état de larve selon les espèces avant de passer au stade aérien qui ne dure que quelques semaines. Ces larves sont de sacrées prédatrices d’autres larves, notamment celles de moustiques (lien du site DORIS pour des données et images sur ces larves de libellule). 
C’est pour cela que nous n’avons pas besoin d’introduire de poisson (dans l’idée qu’il nous épargnera les piqûres de moustiques). Les poissons ont besoin de beaucoup manger et, dans un petit volume, il n’y aurait plus beaucoup de vie, à part notre poisson de compagnie à nourrir... 

L'eau de la petite mare de la restanque haute
a même servi de piste de luge en janvier.


  • Et quand on cure la mare, pour éviter qu’elle ne se referme, on utilise tout cela pour fertiliser le jardin. 
  • Une mare c’est beau, rafraichissant, apaisant... 
...

Les buttes de culture que nous avons réalisées
parce que nous disposions de terre en creusant la mare.


ET L'ETANCHEITE ?


Depuis cet automne, deux des trois mares prévues sur l’ensemble du jardin sont réalisées.



Avant que tout ne commence sur la restanque centrale...

Puis...


La plus grande est celle de la restanque du milieu. Elle sera alimentée par la phytoépuration des eaux grises de la maison, qui se trouve plus haut. Cette mare fait près de 8 m de long et est en forme de 8. Nous voulions atteindre au moins 1 m de profondeur pour favoriser la vie dans les températures extrêmes. Nous avons réussi malgré le rocher. La première partie du 8, en forme d’escaliers est destinée à être végétalisée et devenir l’abri d’une multitude de faune et bactéries filtrant l’eau (déjà préfiltrée par les bacs de phytoépuration en amont). Le second cercle du 8, en communication avec le premier, sera destiné si possible à la baignade naturelle. Il est prévu d’oxygéner l’eau avec une petite pompe solaire.

Il a donc fallu creuser, et tout cela à la main, s’il vous plaît ! Et bien prendre les niveaux aussi, c’est important.











Merci à toutes celles et ceux qui ont filé un petit ou un gros coup de mains, en hiver-printemps 2017, on en oublie c’est sûr : les Guillaume, Chloé, Fabien, Alain, Marie, Muriel, Jean-Luc, Emilie, Romain, Camille, Lydie, Fabrice… Puis sont venus s’ajouter aux récidivistes pour le chantier béton de chaux en septembre - octobre : Nicolas, Didier, Christopher, Arnaud, Carole, Vincent, Laurie (merci pour le reportage photos qui permet d'illustrer cet article !), Florent, Virginie, Sébastien, Bernard… Grand merci ! 


Ensemble c'est mieux.


Puis s’est posée la question du revêtement. Parfois, il peut être bien de se poser cette question en premier : une fois creusée, la bâche plastique EPDM, revêtement le plus imperméable dont on peut disposer dans cette région sèche, et le plus rapide à poser, semblait en l'occurrence difficile à poser avec cette forme compliquée. Note pour plus tard : pour une bâche, creuser une forme simple, rond, ovale, carré, rectangle… mais un huit, non.

Nous avons d’abord fait un test à l’argile. La terre étant relativement argileuse, nous avons rempli un fond d’eau, puis sauté, dansé… en bottes avec les enfants. Avec le tassement, le fond d’eau s’est maintenu tout l’après midi, mais le lendemain matin il n’y avait plus rien. Le sol étant extrêmement drainé par les strates de roches, notamment sur les bords plutôt droits, il aurait fallu des couches et des couches d’argile, à refermer et relisser chaque fois qu’il y a évaporation et sécheresse… La technique à l’argile peut très bien fonctionner dans certaines régions, ici cela ne semble pas approprié.



Test en juin.


Nous voulions aussi qu’il y ait un échange entre les milieux (ce qui n’est pas le cas avec une bâche). Nous pouvions nous le permettre, étant prévu que la mare soit régulièrement alimentée par une phytoépuration des eaux d’une famille qui vit sur le lieu. L’eau en s’infiltrant dans le sol progressivement contribue à humidifier toute la zone et profite à tout l’environnement du jardin. Le challenge étant que le flux ne soit pas trop rapide afin de maintenir le niveau de la mare, surtout en été.

Nous avons finalement choisi la chaux, connue pour sa porosité (qui faisait respirer les murs des anciennes maisons). Et aussi parce que c’est beau, bien que très blanc ! Notre inspiration est venue des bassins romains qui se faisaient avec de la chaux : c’était plutôt une base de murs de pierres, enjointées et enduites à la chaux. Mais nous avions très peu d’informations sur les procédés, à part les informations générales que tout-un-chacun peut trouver sur la mise en oeuvre de la chaux. Nous testons donc, pour nous tous !





Devant les choix qui s’offraient à nous, nous avons opté pour des intrants, chaux et sable, qui ont un coût énergétique assez élevé. La chaux est produite à partir de pierres calcaires chauffées à 900°C. C’est un procédé de décarbonatation qui relâche du dioxyde de carbone. Les processus aujourd’hui industriels pour fournir ces matières sont très lourds et, à la grande échelle de notre minéralisation urbaine extrême, dégradent considérablement l’environnement, bien que le sable provienne des carrières du coin...
A notre niveau, nous avons fait ce choix en conscience, en espérant que l’amélioration écologique du lieu viendra rééquilibrer cette concession.





C’est un choix qui demande aussi bien plus de temps et de travail que la pose d’une bâche. Mais au vu des expériences de partage, d’amusement, de découverte... que nous avons vécues en chantier collectif, cela “valait le coup” !



















TECHNIQUES UTILISEES


Eh voilà, au boulot !

Nous avons utilisé de la chaux hydraulique, qui fait sa prise à l’eau (utilisée en extérieur) et continue lentement sa carbonatation à l’air, avec le dioxyde de carbone. Elle reste malléable suffisamment longtemps pour la retravailler, mais sèche plus vite que la chaux aérienne (en surface, car le séchage à coeur est un processus long avec la chaux, mais qui contribue paradoxalement à sa tenue dans le temps et à son adaptabilité aux mouvements). Elle est plus résistante à la compression car elle n’est pas pure et contient aussi des fines (particules d’argile notamment). Celle dont nous disposions chez le fournisseur de matériaux du coin est la moyenne : la NHL 3,5. 
A noter : beaucoup de sacs de chaux sont des mélanges avec du ciment. Nous voulions seulement de la chaux, pour les propriétés de la chaux. Dans ce cas, il faut choisir de la NHL 2, ou 3,5, ou 5, sans autre lettre ou symbole dans l’appellation. Pour notre chantier, il fallait au moins de la 3,5 pour la dureté voulue.


Méthode de calcul que nous avons utilisée pour la grande mare :

Nous avons calculé la surface de chaque partie du “huit” comme si c’était un rectangle, en multipliant la plus grande longueur par la plus grande largeur (et en mesurant ces distances à l’aide d’un fil qui épousait le fond de la mare, afin de tenir compte de la profondeur). Nous avons obtenu une surface que nous avons multiplié par la hauteur de matière à poser (voir plus bas, la recette utilisée).

C’était approximatif car c’est en pratiquant que nous nous sommes rendus compte de la quantité de matière utilisée ! Il était notamment difficile sans en avoir l’expérience d’anticiper les épaisseurs des couches successives. Nous avons eu de quoi faire la grande mare, et le surplus qui restait nous a servi à faire la petite mare du haut (qui était revêtue d’une bâche plastique de piscine de récup’). Ce premier calcul était juste pour le sable, il est resté de la chaux.


Petite mare sur rocher.


Au final, nous nous sommes servi pour les deux mares de 23 sacs de NHL de 35 kilos, et d’un peu plus de 4 tonnes 2 de sable (provenant de la carrière de Vaugines, en granulométrie 0/4). Les dimensions sont à venir voir en visite sur place, pour mieux se rendre compte.




La recette que nous avons testée :

Nous avons d’abord structuré toute la surface de la mare en tapissant avec du grillage à moutons (rouleau de galvanisé de 120 cm par 50 m pour la grande mare uniquement). Le conseil pourrait être de bien enchevêtrer les pièces du puzzle ensemble afin qu’il soit au maximum plaqué au sol. La difficulté est, dans les creux et surplombs, d’avoir le moins d’espace entre le grillage et le sol afin qu’il soit bien pris dans la première couche de mortier.




Nous avons fait ce revêtement en 3 couches.

La première couche (les 15 et 16 septembre 2017) : 
Le mélange que nous avons utilisé pour une bétonnière classique est de 5 seaux de sable (seaux de maçon de 11L) pour 2,5 de chaux (un demi sac coupé en deux, versé dans la bétonnière). Nous l’avons fait le plus solide possible afin d’avoir une bonne épaisseur et de prendre le grillage. Nous sommes arrivés à une épaisseur inférieure ou égale à 5 cm.
On a posé le mortier en balançant bien la matière pas trop liquide contre la terre, et de façon à ce que la structure en grillage soit prise. Nous n’avons pas cherché à resserrer la première couche qui a craquelé de partout en séchant. On l’a laissée sécher près d’un mois (nous étions aidés par la sécheresse de cet automne, bien qu’il y ait eu une petite pluie fine courte le premier jour, voir photo de l’abri de chantier). Constatation : en marchant dessus, c’est très solide, presque comme de la pierre, et cela va encore carbonater avec le temps. Nous n’avons donc pas besoin d’autant d’épaisseur de mortier que l’on pourrait imaginer pour la deuxième couche qui sera beaucoup plus fine que la première structurante, et dont l’utilité est essentiellement de venir combler les grosses fissures de la première.


Jeté de matière sur grillage et terre !


Tente de mare avec cannes de Provence, corde et fer à béton.

Première couche, les crevasses.





La deuxième couche (les 14 et 15 octobre 2017) : 
Deuxième couche avec du sable gris de la Durance
pour la petite mare.
Nous avons légèrement réduit le sable et fait cette fois un mélange de 4 seaux de sables pour 2,5 de chaux. Nous l’avons rendu légèrement plus liquide que pour la première couche, l’idée étant de combler toutes les fissures. Nous sommes arrivés à une épaisseur d’à peu près 1 cm, parfois moins. En séchant, cet enduit fait de toutes petites fissures, que nous avons surveillées et frotassées au chiffon trempé dans l’eau, à l’éponge, à la brosse, au balai…, pendant toute la durée du séchage, afin qu’il n’y ait quasiment plus de fissure visible à l’oeil nu. Le séchage est plus rapide que la première couche, l’épaisseur étant moindre.



La troisième couche (31 octobre 2017) :
Nous avons fait un badigeon, un “lait de chaux” : c’est un mélange d’eau et de chaux à parts égales, badigeonné au pinceau. Cela permet de combler toutes les micro-fissures restantes. Comme il n’y a pas de sable dans ce mélange, la matière ne se rétracte pas en séchant. Il n’y a plus une fissure ! Le bassin est blanc de blanc !




L’inconvénient de travailler avec la chaux c’est que la poudre est très volatile et c’est très corrosif, il faut bien se protéger avec des gants en plastique épais, pantalons, masque et lunettes lorsqu’on vide le sac dans la bétonnière. En revanche, c’est très agréable à travailler car très modelable, on peut y revenir plusieurs heures encore après la pose, et en même temps la chaux hydraulique sèche en surface relativement rapidement, ce qui permet de ne pas trop faire trainer les travaux en longueur. C’est un matériau plus “vivant” que le béton dans la mesure où cela carbonate avec le temps, et même si “ça bouge”, cela peut se resolidifier au contact de l’air.


E.P.I. en place.

















EXPÉRIMENTATION EN COURS


Premières observations avec la première pluie, quelques jours après le badigeon (vers le 5 novembre). L’eau est bien retenue. Le niveau baisse un petit peu en quelques jours, mais c’est très lent, mission accomplie !




Ces temps-ci, nous avons laissé le peu d’eau qu’il y a. Il n’y a pas vraiment encore de microclimat favorable car la végétation n’est pas installée (nous planterons au printemps). Au-dessus du niveau d’eau qui gèle pour toutes ces raisons, le badigeon a tendance à craqueler. Cela pose des problèmes d’étanchéité : l'eau est maintenue mais ne remonte pas, avec les récentes pluies, au-dessus de cette zone de craquelage qui se trouve à fleur du niveau initial de l'eau. Il aurait semble-t-il fallu que nous vidions le bassin tant qu'il n’est pas maintenu rempli et bien végétalisé. Nous allons donc le vider totalement, le maintenir à sec, repasser un rapide coup de badigeon. Nous le mettrons en eau quand nous pourrons maintenir le niveau d’eau (système de phytoépuration relié), lorsqu’il ne gèlera plus et que nous pourrons introduire des plantes.




Pour pleins de raisons, notre timing a été celui-ci, mais pour éviter ces inconvénients, peut-être que le mieux est de faire ce genre de chantier après les dernières pluies de printemps et avant les grosses chaleurs de l’été (si de telles transitions existent encore), pour que cela sèche bien et pouvoir remplir et végétaliser rapidement.

Le prochain objectif d’ici la fin 2017 - début 2018 est d’installer la tuyauterie de la phytoépuration des eaux grises de la maison de Camille et Guillaume. Cela permettra de mettre en place les bacs de phytoépuration au printemps, de relier le système à la mare pour l’alimenter, et de végétaliser. Il y aura un chantier petit pont à faire aussi !

Voici nos retours d’expérience pour le moment. A suivre...
L'aventure continue !